Catherine FOURNIER - DANS LES HAUTS DE FRANCE

CITATION DU JOUR DE GEORGES CLEMENCEAU “Honneur à nos grands morts. Grâce à eux, la France, hier soldat de Dieu, aujourd’hui soldat de l’humanité, sera toujours soldat   de l’idéal.”

Le 11 novembre 1918, l’armistice était signé, mettant fin à quatre années de conflit. Une Première Guerre mondiale au bilan lourd : quelque huit millions de morts.

La fin de la guerre

11 novembre 1918. Il est 5h15 lorsque l’armistice est signé mettant un terme à une boucherie qui débute en 1914 et fait, en quatre ans, plus de huit millions de morts. L’Allemagne capitule : c’en est fini de la Première guerre mondiale !
Le cessez-le-feu est effectif à 11 heures. Pour parapher cette reddition, les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-restaurant aménagé, dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne.
Partout en France, en Belgique… les cloches retentissent, les sonneries de clairons jaillissent. Quelques mois plus tard, le 28 juin 1919, le traité de Versailles est signé marquant du sceau cet armistice.

11 novembre : une journée de combats

Sur le front, l’ordre du cessez-le-feu ne parvient que plus tard, et cette journée du 11 novembre est encore bien meurtrière. En Champagne, une brigade américaine perd des hommes dans un combat avec l’ennemi.
Dans les Ardennes, un sergent s’écroule à 10h57 touché par une volée d’obus allemands. Il faut dire que si la fin de la guerre est annoncée pour la fin de matinée, personne n’ose y croire.
Pourtant, à 11 heures précises, le clairon sonne. Les hommes sont au garde-à-vous. Ils présentent leurs armes aux Allemands tandis que la Marseillaise résonne. Enfin, dans un seul et même souffle, les soldats crient « Vive la France ». Un cri poussé par des milliers d’hommes. Mais, si l’instant est historique et porteur d’espoir, le reste de la journée est bien triste. Les soldats devant se charger de récupérer les cadavres.

11 novembre : une journée de commémoration

11 novembre 1920. La France décide de célébrer le courage des hommes non identifiés qui sont morts pour la patrie. La dépouille mortelle d’un soldat, choisi parmi plusieurs autres dans la citadelle de Verdun, est inhumée sous l’Arc de Triomphe : le soldat inconnu.
Trois ans plus tard, une flamme du souvenir vient coiffer la tombe de ce combattant de l’ombre. Depuis cette date, le 11 novembre est un jour férié en France et sa commémoration a été étendue à tous les vétérans de la guerre, aux « poilus » comme on les appelle.
En 2000, le pays recensait encore 142 combattants ayant participé au premier conflit mondial. Mais depuis, tous s’en sont allés.

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