Catherine FOURNIER - AU SENAT - COMMISSION ET SEANCE PUBLIQUE

Monsieur le Président, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mes chers collègues, (vidéo)

Ma question s’adresse à Monsieur le Premier ministre.

Tout d’abord, en ce mercredi 9 décembre 2020, jour de deuil national en hommage au Président Valéry Giscard d’Estaing, la famille centriste salue l’action réformatrice de ce grand homme d’État.

L’union européenne faisait partie de l’ADN du Président Valéry Giscard d’Estaing. Son septennat restera celui de l’instauration du conseil européen, de la préfiguration de l’euro et de l’élection des eurodéputés au suffrage universel.

Comme en écho, la situation de l’Union européenne est aujourd’hui très préoccupante. Outre la crise sanitaire, la question migratoire, il y a le Brexit. En lieu et place de construction, nous vivons une déconstruction. L’échéance du 2 janvier est imminente et toujours pas d’accord en vue. Passé cette date, c’est l’inconnu pour des milliers de travailleurs et d’entrepreneurs.

Une inquiétude sourde, et, l’élue de la côte d’opale que je suis, la ressens singulièrement. La pêche française sera irrémédiablement impactée par un « no deal ». Sans règle sur les zones de pêche et les quotas, dans 24 jours, le pêcheur sera comme un agriculteur à qui l’on retirerait ses terres. Monsieur le Premier ministre, les pêcheurs de Boulogne vous l’ont dit, ils vont tout perdre. Mais alors .. ils n’auront plus rien à perdre !

Demain et vendredi se tient le Conseil européen : La pêche devait être intégrée au paquet global des négociations. En les séparant, on fait le jeu des britanniques. Dans ces conditions, la France est-elle toujours disposée à imposer son véto à l’ensemble des accords si les dispositions régissant la pêche ne sont pas satisfaisantes. 

Monsieur le Premier ministre, Où en est-on ? Je vous remercie.

 

Réponse de Mme Annick Girardin, ministre de la mer .

Je m'associe à votre hommage à Valéry Giscard d'Estaing, un grand homme de l'Europe moderne.

Dès ce soir, la présidente de la Commission européenne et Boris Johnson vont s'entretenir de ce sujet. Je vais vous rassurer, comme je le fais auprès des pêcheurs : ils ne seront pas les oubliés ni les sacrifiés du Brexit.

Les négociations sont en effet dans la dernière ligne droite. Il n'y aura pas d'accord global sans ces lignes rouges, qui prévalent pour huit États membres. Nous ne lâcherons rien. Quelle sera l'acceptation des pêcheurs ? Au 1er janvier 2021, nous aurons probablement perdu un peu de quotas, mais nous aurons conservé nos accès. Nous serons fermes là-dessus. Nous présenterons le plan d'accompagnement annoncé par le Premier ministre dans les jours qui viennent. Nous attendons le résultat définitif des négociations, mais nous nous préparons avec l'ensemble des ministres concernés.

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies destinés à améliorer la performance de ce site et à vous proposer des services et contenus personnalisés.

X