Catherine FOURNIER - AU SENAT

J'avais alerté le 7 mai dernier Madame Vidal, Ministre de l'enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation sur l’insuffisance budgétaire qui permet aux banques de s’appuyer sur la garantie de l’Etat pour accorder des prêts aux étudiants en études supérieures.

N'ayant pas reçu de réponse j'ai décidé de déposer cet amendement, en alerte sur le sujet, afin d’anticiper la rentrée de septembre. Cette situation est récurrente, l’enveloppe budgétaire se révèle tous les ans très rapidement consommée avant que l’année ne soit terminée. Les banques partenaires refusent ainsi d'octroyer le prêt ou exigent des garanties. L’enveloppe augmentée pour 2020 à 4 millions d’euros, reste insuffisante, la BPI réclamait 5,5 millions d’euros de crédits annuels pour atteindre un montant total de 100 millions d’euros de prêts.

Dans le contexte de crise sanitaire actuelle et de ses conséquences avérées de baisse généralisée des revenus, tant des parents que des jeunes eux-mêmes, il m’apparaît primordial de prendre des mesures rapidement. La démarche doit être universelle et participe de l’encouragement et de la responsabilisation de l’étudiant dans sa décision et son projet d’études. Ce dispositif a un effet levier important puisqu’en 2019, 3 000 étudiants ont pu obtenir un prêt garanti à 70 % par l’Etat pour un total de 24 millions d’euros de prêts, soit une moyenne de 8 000 euros par prêt. Les conséquences économiques de la crise que nous traversons laisseront inévitablement des traces dans le budget des familles les plus modestes. Mon amendement vise donc à augmenter à hauteur de 1,5 M€ les crédits dédiés au financement du fonds de garantie "Prêts Etudiants". (lien avec l'amendement)

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