Catherine FOURNIER

Actualité

Force est de constater qu’actuellement, tant les forces de sécurité, que les officiers de police judiciaire se heurtent à une carence importante en interprètes agréés. Cette insuffisance avérée, constatée porte préjudice à l’état de droit et aux droits de l’individu.

Catherine Fournier a illustré son propos par l’exemple du Calaisis où il y a absence totale d’interprète, notamment sur le Kunama, dialecte revendiqué par des migrants de la corne de l’Afrique (Erythréens ou Ethiopiens), l’Oromo, le Woilotte, le Tigrynia, l’Amarique ou encore le Komso. (Le continent africain seul compte quelques 2.000 langues.).

« Les procédures de notification des droits dans le cadre d'une garde à vue, d’auditions ou d’audiences sont rendues difficiles, voire impossibles. Ralenties et coûteuses, elles finissent par s’interrompent. Ce sont des personnes que l’on remet à la rue sans autre forme de suivi ».

 « Dans un souci d’amélioration substantielle et d’efficacité des agents de l’Etat chargés du traitement des dossiers, il apparait cohérent et pondéré de modifier la loi afin que les procédures soient poursuivies dans la langue officielle du pays d’origine de l’individu ou toute autre langue officielle comprise par celui-ci» » a déclaré Catherine Fournier.

Catherine Fournier a dû finalement retirer son amendement, le Rapporteur de la commission des Lois lui opposant un caractère trop restrictif et contraire à l’article 6 de la convention européenne des droits de l’homme.

Gérard COLLOMB Ministre de l’Intérieur, a toutefois exprimé sa compréhension et s’est dit parfaitement conscient des problèmes engendrés par les langues extrêmement rares.

Catherine Fournier suggère de relancer le débat lors des élections européennes de 2019.

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